Le métier de transcripteur(trice) ou d’audiotypiste

Le métier de transcripteur(trice) ou d’audiotypiste

La transcription de contenus audio/vidéo en texte est un vrai savoir-faire. Ce travail exige une grande attention, de la minutie et de la rigueur. Il fait aussi appel à la culture générale de l’audiotypiste – ou transcripteur(trice), à sa maîtrise de la langue et à ses capacités d’analyse et de synthèse. Dans tous les cas, on attend de ces professionnels de la précision et du sérieux.

Les hommes sont comme les mots, on ne les met pas toujours à leur place. Ils valent trop ou trop peu pour ce à quoi on les emploie.

Guillaume-Charles-Antoine Pigault-Lebrun, L’homme à projets, 1808

Les qualités indispensables

–> Ce qu’il faut savoir sur la transcription audio / vidéo en texte

Avant toute chose, l’audiotypiste doit faire preuve d’une totale discrétion. Le strict respect du secret professionnel et de la déontologie sont essentiels dans ce métier où l’on est amené à accéder à des contenus confidentiels. Par exemple, il peut s’agir de contenus enregistrés et utilisés dans le cadre de missions professionnelles très encadrées au plan réglementaire ou bien soumises à des règles de confidentialité (ex : justice, journalisme, recherche…). Le transcripteur(trice) ne doit naturellement divulguer aucune information issue des contenus qu’on lui confie. Il ne doit pas non plus utiliser le contenu de ses transcriptions, par exemple à des fins de publicité. Dans certains cas, il doit anonymiser les contenus transcrits.

Chaque client a son univers professionnel et disciplinaire. Avec ses propres codes, ses sujets de prédilection, son vocabulaire spécifique, ses habitudes… En tant qu’audiotypiste, on doit savoir s’adapter rapidement à différents cadres de références, grâce à une bonne culture générale. Certains transcripteurs acquièrent cette culture au travers de leurs études, d’autres la construisent au travers de leurs expériences personnelles et professionnelles. Ils valorisent parfois certaines spécialités, dans lesquelles ils sont particulièrement à l’aise. Ce qui ne les empêche pas d’ouvrir de nouveaux champs d’intervention si cela se présente!

–> Mon parcours et mes spécialités

La transcription est une activité de précision : rien n’est laissé au hasard ou à l’approximation, ni le respect du contenu sonore, ni la sélection ou la hiérarchisation des informations à transcrire, ni la manière de les transcrire, ni l’orthographe, ni la typographie… Le métier de transcripteur(trice) appelle donc beaucoup de rigueur et de minutie.

Les compétences requises

Il y a différentes façons de [re]transcrire, selon le degré de fidélité à l’enregistrement que l’on exige, mais aussi selon le confort de lecture que l’on attend du texte transcrit.

Dans certains cas, on va reprendre intégralement chaque mot d’un enregistrement (et même chaque bruit ou silence!) pour en conserver toute la teneur, même l’ambiance qu’on entend « hors des mots ». L’écoute est ici essentielle ! L’audiotypiste doit déployer de puissantes capacités d’attention et de concentration.

Dans d’autres cas, au contraire, on va épurer le contenu pour le débarrasser de ce qui gêne la lisibilité (ex : hésitations, répétitions…) ou bien le corriger en profondeur pour que le texte soit rédigé dans un français impeccable (typique du compte-rendu intégral !). Une bonne connaissance de la langue française est donc indispensable : syntaxe, grammaire, orthographe, conjugaison…

Le travail de transcription peut être doublé d’un travail d’étude et de rédaction : c’est le cas lorsque l’on souhaite disposer d’un compte-rendu révisé, qui nécessite un important travail de reformulation et de mise en forme, pour que son rendu soit harmonisé et agréable à lire. La maîtrise des styles (direct, indirect) est donc incontournable. La connaissance de différentes techniques d’écriture (administrative, technique, communicante, etc.) est ici un avantage.

L’investigation est encore plus poussée quand il s’agit d’écrire une synthèse ou un résumé qui permet de saisir l’essentiel en peu de mots : il faut alors mobiliser de nombreuses ressources intellectuelles ainsi qu’une solide méthodologie, pour traiter et hiérarchiser l’information avec pertinence et efficacité. Une telle mission appelle nécessairement un investissement en temps plus important.

–> Ma méthode et mes outils de travail

L’importance de la technique

Le(la) transcripteur(trice) doit naturellement savoir utiliser le matériel audio et informatique nécessaire à sa mission.

Il s’agit a minima d’un casque audio de qualité, d’un logiciel spécifique (type Express Scribe) pour l’écoute et la gestion du contenu audio (qui peut être couplé ou non à un pédalier), d’un logiciel de traitement de texte (Word, Libre Office, etc.), d’outils d’envoi ou de partage de fichiers (pour le transfert sécurisé des fichiers), d’outils de recherche et de documentation (pour la vérification d’informations). S’y ajoute fréquemment (mais pas nécessairement) un logiciel de correction orthographique.

En cas de besoin, peuvent s’y ajouter différents logiciels : un convertisseur de fichiers audio ou vidéo (pour passer d’un format à un autre), un logiciel de traitement du son (pour améliorer la qualité sonore d’un enregistrement), etc. Chacun s’équipe en fonction de ses besoins, des prestations qu’il réalise habituellement et des problèmes rencontrés avec ses clients.

-> Quel matériel est-ce que j’utilise pour la transcription audio / vidéo?

Selon sa méthode de travail, l’audiotypiste peut aussi utiliser un logiciel de reconnaissance vocale. Cette méthode offre ses avantages et ses inconvénients, donc a ses partisans et ses détracteurs…. Pour ma part, je relève de la vieille école qui ne jure que par le “tout à l’oreille et à la main” : c’est à mon sens l’unique moyen de garantir la qualité de la transcription, avec son juste équilibre entre fidélité, fiabilité et lisibilité.

-> Transcription manuelle ou automatique ? Petit éclairage…

Selon les modalités d’intervention, le transcripteur peut aussi être équipé en matériel de prise de son. C’est le cas s’il gère l’enregistrement sur place des réunions ou des échanges, en amont de la transcription.

Voilà, un(e) transcripteur(trice), c’est suffisamment carré pour qu’on puisse s’appuyer sur son sérieux, et suffisamment rond pour s’adapter aux sujets et circonstances !

-> Mes services de transcription et de compte-rendu

Laurence Simonet
Transcriptrice, rédactrice, correctrice
-> Découvrez mes services et retrouvez mes articles de blog sur : www.redaconseil.com

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